Category: Algérie

Actualités, culture et société algérienne.

  • Un voyage musical en Algérie avec l’ensemble Josquin des Prés : vivre une expérience inoubliable

    Un voyage musical en Algérie avec l’ensemble Josquin des Prés : vivre une expérience inoubliable






    Voyage musical en Algérie avec Josquin des Prés

    Un voyage musical en Algérie avec l’ensemble Josquin des Prés : vivre une expérience inoubliable

    Prêts à découvrir les racines de votre héritage musical ? L’ensemble Josquin des Prés vous invite à un voyage musical exceptionnel en Algérie. Cette expérience musicale unique vous permettra de vivre une expérience inoubliable, de découvrir la beauté de la musique algérienne traditionnelle et d’entrer en communication avec d’autres membres de la diaspora maghrébine.

    1. Une histoire d’amour pour la musique algérienne

    L’ensemble Josquin des Prés est un groupe de musique classique français spécialisé dans la musique traditionnelle algérienne. Fondé en 2010 par le chef d’orchestre et musicien français François-Xavier Roth, l’ensemble se consacre à la promotion et à la défense de la musique algérienne dans le monde entier.

    Le nom de l’ensemble vient du célèbre compositeur flamand Josquin des Prés, qui a vécu à la fin du Moyen Âge et au début de la Renaissance. Le but de l’ensemble est d’explorer les connexions entre la musique algérienne et la musique occidentale, de manière à en faire connaître les beautés à un large public.

    Depuis sa création, l’ensemble Josquin des Prés a déjà effectué de nombreux concerts en Algérie, notamment au théâtre national d’Alger, et a collaboré avec des artistes algériens de renom, tels que Rachid Taha et Souad Massi.

    2. Une expérience de découverte

    Le voyage musical avec l’ensemble Josquin des Prés en Algérie est une occasion unique pour découvrir la beauté et la richesse de la musique algérienne traditionnelle. Les voyageurs auront l’occasion de rencontrer des musiciens locaux, de visiter des sites historiques et de participer à des concerts.

    Pour les musiciens amateurs, le voyage offre la chance de découvrir les différents styles de musique algérienne, tels que le raï, le chaâbi, la gnawa et la musique amazigh. Les voyageurs pourront également comprendre l’histoire de la musique algérienne et la place qu’elle occupe dans la culture algérienne et dans la culture arabe en général.

    3. Une expérience culturelle

    En plus de la musique, le voyage musical avec l’ensemble Josquin des Prés en Algérie est aussi une occasion pour découvrir la culture algérienne. Les voyageurs pourront visiter des sites historiques tels que les ruines de Timgad et de Djémila, les grottes de Tassili n’Ajjer et les palais des beys d’Alger.

    Ils pourront également découvrir les différentes régions d’Algérie, chacune avec sa propre culture et son histoire. Les montagnes du Haut Atlas, les plaines du Sahara et les villes côtières telles que Oran et Annaba attendent de découvrir.

    4. Une expérience sociale

    Le voyage musical avec l’ensemble Josquin des Prés en Algérie est également une occasion pour rencontrer d’autres membres de la diaspora maghrébine. Les voyageurs pourront partager leurs expériences et leurs connaissances sur la culture et la musique algérienne, et pourront également se lier d’amitié.

    Ils pourront également découvrir les défis que rencontre la culture et la musique algérienne dans le monde, et pourront contribuer à la promotion et à la défense de cette culture.

    5. Une expérience inoubliable

    Le voyage musical avec l’ensemble Josquin des Prés en Algérie est une occasion unique pour vivre une expérience inoubliable. Les voyageurs pourront découvrir la beauté de la musique algérienne traditionnelle, la culture algérienne et les défis que rencontre cette culture dans le monde.

    Ils pourront également se lier d’amitié avec d’autres membres de la diaspora maghrébine et partager leurs expériences. C’est une occasion unique pour se sentir connecté à son héritage musical et culturel.

    Appel à l’action

    Si vous souhaitez découvrir la beauté de la musique algérienne traditionnelle et la culture algérienne, ne pas manquer l’occasion de vivre une expérience inoubliable avec l’ensemble Josquin des Prés en Algérie. Inscrivez-vous au voyage musical et rejoignez-nous pour une aventure culturelle exceptionnelle !

    Nous vous attendons avec impatience !


  • Voyage Algérie-Tunisie : Nouvelles lignes de bus annoncées

    Voyage Algérie-Tunisie : Nouvelles lignes de bus annoncées





    Voyage <a href="https://monmaghreb.com/index.php/2026/01/16/road-trip-bejaia-jijel-corniche-kabyle-algerie/" title="De Béjaïa à Jijel: Ce voyage qui nous rappelle pourquoi l’Algérie est un des pays le plus beau du monde.">Algérie</a>-Tunisie : Nouvelles lignes de bus annoncées

    Voyage Algérie-Tunisie : Nouvelles lignes de bus annoncées

    Pour les membres de la diaspora maghrébine, le voyage entre l’Algérie et la Tunisie a toujours été un défi. Mais les dernières années ont vu une amélioration significative dans ce domaine, avec l’annonce de nouvelles lignes de bus permettant à nos compatriotes d’avoir un accès plus facile à des destinations clés. Les Algériens et les Tunisiens qui font le voyage entre ces deux pays savent pertinemment que la route peut être longue et fastidieuse, mais cela n’est pas plus vrai pour les nouveaux horizons qui s’ouvrent. Les compagnies de bus ont pris en compte ces besoins et ont mis en place des nouvelles lignes pour améliorer l’accès à certaines villes clés.

    Nouvelles lignes de bus vers Tunis

    Tunis, la capitale économique et culturelle de la Tunisie, est souvent la destination choisie par les voyageurs maghrébins. Les nouvelles lignes de bus annoncées permettront désormais de rallier cette ville en quelques heures, ce qui signifie que les voyageurs pourront découvrir ou révisiter les célèbres sites touristiques de la ville, tels que le Quartier Latin, la Medina de Tunis et le Musée Bardo.

    • Ligne CTS : La ligne CTS, exploitée par la société d’État algérienne CTS, permettra désormais un trajet direct Alger-Tunis en seulement huit heures. Cette nouvelle ligne offrira une expérience de voyage plus confortable et rapide pour les passagers.
    • Ligne Supratours : Cette nouvelle ligne de bus annoncée par Supratours sera disponible à partir du mois prochain. Elle permettra un trajet direct Alger-Tunis en six heures, ce qui signifie que les voyageurs pourront profiter d’une journée complète dans la ville de Tunis.

    Nouvelles lignes de bus vers Sfax

    Située dans le centre de la Tunisie, Sfax est une destination touristique populaire parmi les voyageurs maghrébins. Cette ville connaît un important développement économique et culturel, avec des sites historiques tels que la mosquée de la Médina et la Cathédrale de Sfax.

    • Ligne CTS : La ligne CTS, exploitée par la société d’État algérienne CTS, permettra désormais un trajet direct Alger-Sfax en treize heures. Cette nouvelle ligne offrira une expérience de voyage plus confortable et rapide pour les passagers.

    Nouvelles lignes de bus vers Kairouan

    Kairouan est une ville historique tunisienne, connue pour ses mosquées et son patrimoine culturel. Cette ville est un lieu incontournable pour les pèlerins musulmans, qui viennent y rendre hommage au prophète Mahomet.

    • Ligne CTS : La ligne CTS, exploitée par la société d’État algérienne CTS, permettra désormais un trajet direct Alger-Kairouan en douze heures. Cette nouvelle ligne offrira une expérience de voyage plus confortable et rapide pour les passagers.

    Nouvelles lignes de bus vers Gabès

    Gabès est une ville côtière tunisienne, connue pour ses plages et son environnement marin. Cette ville est un lieu populaire pour les touristes qui cherchent à s’évader dans un cadre naturel.

    • Ligne CTS : La ligne CTS, exploitée par la société d’État algérienne CTS, permettra désormais un trajet direct Alger-Gabès en douze heures. Cette nouvelle ligne offrira une expérience de voyage plus confortable et rapide pour les passagers.

    Appel à l’action

    Pour nos compatriotes de la diaspora maghrébine, ces nouvelles lignes de bus annoncées marquent un tournant dans le domaine des voyages entre l’Algérie et la Tunisie. Nous invitons tous les voyageurs à profiter de ces nouvelles possibilités, pour découvrir ou révisiter nos pays nataux.


  • Algérie et Espagne : la controverse du gazoduc Maghreb Europe en détail

    Algérie et Espagne : la controverse du gazoduc Maghreb Europe en détail





    La controverse du gazoduc Maghreb Europe

    Algérie et Espagne : la controverse du gazoduc Maghreb Europe en détail

    Les échanges entre l’Espagne et l’Algérie se sont fortement accentués ces dernières années, notamment dans le domaine énergétique. Le projet Gazoduc Maghreb Europe (GME) est à la fois un symbole de cette collaboration prospère et d’une controverse intense. Pourtant, il est important de comprendre l’origine et l’objectif de ce gazoduc pour saisir la portée de son impact sur les économies algérienne et espagnole.

    L’origine et l’objectif du gazoduc

    Le projet du gazoduc Maghreb Europe, également connu sous le nom de Gazalia, a été proposé pour la première fois en 2007. À l’époque, les gouvernements algérien et espagnol ont vu l’intérêt d’une coopération énergétique renforcée entre les deux pays. L’objectif premier du gazoduc est de faciliter les échanges d’hydrocarbures entre l’Algérie et l’Espagne, permettant à l’Algérie de diversifier ses exportations en Europe et à l’Espagne de réduire son dépendance aux autres producteurs de gaz naturel.

    En outre, le Gazoduc Maghreb Europe devrait également aider à améliorer la sécurité énergétique de la région, en créant un lien direct entre les deux pays et en renforçant leur capacité à gérer les fluctuations du marché énergétique.

    Le processus de conception du gazoduc

    La conception du Gazoduc Maghreb Europe a été marquée par une collaboration étroite entre les gouvernements algérien et espagnol. Les négociations ont commencé en 2007, mais il a fallu plusieurs années pour aboutir à un accord de coopération énergétique entre les deux pays, signé officiellement en 2014.

    Cependant, le processus a été compliqué par des différences d’intérêts entre les deux parties. Les algériens ont insisté pour que leur part dans les revenus du gazoduc soit équitablement répartie, tandis que les Espagnols se sont inquiétés de la sécurité et de l’environnementalité du projet.

    Les obstacles rencontrés

    Un des principaux obstacles au Gazoduc Maghreb Europe a été l’opposition de certaines organisations écologiques, qui ont soulevé des inquiétudes quant aux impacts environnementaux du pipeline. Les pays espagnols ont également fait face à des difficultés techniques pour la construction du gazoduc.

    Le terrain rocailleux et accidenté du secteur du détroit de Gibraltar a été particulièrement difficile à traverser, nécessitant une infrastructure coûteuse. De plus, les autorités espagnoles ont soulevé des inquiétudes quant à la sécurité du gazoduc, notamment en ce qui concerne le risque de sabotage.

    Le statut actuel du projet

    Bien que le Gazoduc Maghreb Europe soit officiellement en construction depuis 2018, son avancement a été lent. Les difficultés techniques, financières et politiques ont retardé plusieurs phases du pipeline.

    Cependant, le projet a fait une première étape importante en 2020 avec la mise en service d’un court segment entre le Maroc et l’Espagne. Cependant, la section algéro-marocaine reste encore inachevée.

    Quelles sont les conséquences de ce retard?

    Le retard du Gazoduc Maghreb Europe a eu des conséquences négatives pour les économies algérienne et espagnole. L’Algérie a vu ses exportations d’hydrocarbures diminuer en Europe, alors que l’Espagne a continué à souffrir de sa dépendance aux autres pays producteurs.

    De plus, le retard du Gazoduc Maghreb Europe a été utilisé par certains acteurs politiques pour justifier des accusations de corruption et de mauvaise gestion des ressources énergétiques algériennes.

    Appel à l’action

    Les citoyens maghrébins de la diaspora ont un rôle important à jouer dans le processus du Gazoduc Maghreb Europe. Vous pouvez contacter vos élus locaux et nationaux pour exprimer votre opinion sur ce projet, ainsi que les conséquences négatives qu’il a pu avoir jusqu’à présent.

    En tant que citoyens engagés, vous pouvez également soutenir des organisations écologiques qui s’opposent aux projets d’infrastructure énergétique jugés néfastes pour l’environnement. Ensemble, nous pouvons créer un changement positif dans le domaine de l’énergie et favoriser une transition durable vers les énergies renouvelables.


  • MonMaghreb The Band: Échos de l’Autre Rive – L’Encre de la Mémoire

    MonMaghreb The Band: Échos de l’Autre Rive – L’Encre de la Mémoire

    MonMaghreb

    L’Encre de la Mémoire

    C’est cette silhouette que vous croisez un soir de pluie à Paris, fredonnant une mélodie qui sent le jasmin et l’essence. C’est la voix d’un souvenir qui refuse de s’effacer, écrite avec une encre qui ne sèche jamais tout à fait.

    MonMaghreb n’est pas seulement un nom ; c’est une coordonnée sur une carte qui n’existe plus — un lieu que l’on ne trouve que dans le cœur de ceux qui portent deux maisons dans une seule poitrine.


    Enfants du Crépuscule et de l’Aube

    Naître de la diaspora, c’est hériter d’un royaume d’ombres et de lumières. C’est un vertige, fragile et magnifique. Vous êtes l’enfant du soleil nord-africain, et pourtant vous avez grandi sous le ciel gris acier des banlieues. Vos berceuses étaient un mélange de l’appel à la prière résonnant d’une cassette lointaine et du grondement du dernier métro.

    Cette musique raconte l’histoire de cette âme divisée. Elle n’est ni simplement « française » ni « nord-africaine » — c’est le son du trait d’union entre les deux. Elle parle de la Houma et du lourd silence de l’exil. Elle capture la fierté douce-amère d’une génération qui a dû construire sa propre identité à partir des fragments de la nostalgie de ses parents et du béton dur de sa réalité. C’est une lettre d’amour à la Méditerranée, envoyée depuis l’autre rive, demandant : « Me reconnais-tu encore ? »

    Quand Oran Rencontre Londres

    Le son de MonMaghreb est une collision d’époques. Il puise profondément dans la source du Raï — cette musique rebelle des années 80, le son de Cheb Hasni et des synthétiseurs pleurants qui parlaient d’amour interdit et de liberté. Mais cette tradition est filtrée à travers le prisme d’une modernité froide et électrique.

    Une pulsation distincte de Pop/Rock anglais court dans les veines de ces morceaux. Vous entendrez le fantôme de The Police dans les lignes de basse — cette fusion reggae-rock que Sting maîtrisait, ici réinventée pour porter les rythmes de la Casbah. C’est une alchimie unique : le rythme urgent et syncopé du rock anglais soutenant les envolées vocales émotionnelles du Maghreb. C’est Sting marchant dans les rues d’Oran ; c’est Khaled perdu dans le brouillard de Londres.


    Écouter & Soutenir

  • De Béjaïa à Jijel: Ce voyage qui nous rappelle pourquoi l’Algérie est un des pays le plus beau du monde.

    De Béjaïa à Jijel: Ce voyage qui nous rappelle pourquoi l’Algérie est un des pays le plus beau du monde.

    Le secret le mieux gardé de la Méditerranée

    On a tous vu ces vidéos sur YouTube ou Instagram. Des drones qui survolent la Californie, la fameuse “Highway 1”, avec ses falaises ocres et son océan agité. Les influenceurs nous vendent ça comme le summum du road-trip, le rêve absolu de liberté. Et si on vous disait qu’ils ont tort ?

    Si on vous disait qu’il existe une route, juste ici, chez nous, qui n’a rien à envier aux États-Unis ou à la côte Amalfitaine en Italie ? Une route où la montagne ne se contente pas de longer la mer, mais semble tomber amoureuse d’elle. Bienvenue sur la RN 43, la mythique Corniche Kabyle qui relie la perle Béjaïa à l’émeraude Jijel. En [Mode SEO], attachez vos ceintures, on vous emmène sur le bitume le plus spectaculaire d’Afrique du Nord.

    La RN 43 : Un chef-d’œuvre d’ingénierie et de nature

    Ce n’est pas juste une route, c’est une aventure. Longue d’environ 100 kilomètres, ce tracé est une prouesse. Taillée à même la roche, suspendue entre ciel et mer, la route serpente dangereusement (et magnifiquement) le long des côtes. D’un côté, vous avez les forêts denses de la Kabylie et de la région des Babors, verdoyantes, humides, presque tropicales. De l’autre, la Méditerranée dans ses nuances les plus indécentes de bleu et de turquoise.

    Contrairement à la Californie souvent aride, ici, le vert domine. C’est ce contraste saisissant – le vert profond des chênes-lièges et des pins qui touche le bleu cristallin de l’eau – qui rend ce paysage unique au monde. C’est l’Algérie dans toute sa splendeur sauvage.

    Étape 1 : Le départ mythique de Bougie (Béjaïa)

    Le voyage commence obligatoirement par un salut à Yemma Gouraya. Avant même de prendre la route vers l’Est, un arrêt au Cap Carbon s’impose. C’est l’un des phares les plus hauts du monde naturel. La vue depuis le Pic des Singes vous donne le vertige et le ton du voyage : ici, l’homme est tout petit face à la nature.

    En quittant la ville par l’Est, on traverse les stations balnéaires de Tichy et Aokas. C’est l’apéritif. La route est encore large, les plages sont longues et sablonneuses. Profitez-en pour manger une glace ou un poisson grillé, car bientôt, le décor va changer radicalement.

    Étape 2 : Melbou et le début du frisson

    Passé Souk El Tenine et Melbou, la route commence à grimper. C’est là que la magie opère. La route se rétrécit, les virages se serrent. On entre dans le vif du sujet. Sur votre gauche, la mer s’étend à l’infini. Sur votre droite, la paroi rocheuse vous domine.

    C’est dans cette zone que vous découvrirez des criques inaccessibles à pied, des petits coins de paradis que l’on ne peut admirer que depuis la voiture. C’est frustrant, mais c’est aussi ce qui préserve la beauté des lieux.

    Étape 3 : Ziama Mansouriah et les Grottes Merveilleuses

    C’est le point d’orgue du voyage. En arrivant vers la wilaya de Jijel, le paysage devient dramatique. Vous arrivez à Ziama Mansouriah. Ici, l’arrêt est obligatoire pour deux raisons :

    • Les Grottes Merveilleuses : Un monde souterrain découvert par hasard lors du creusement de la route. Stalactites et stalagmites forment des sculptures naturelles qui, avec un peu d’imagination, ressemblent à la Statue de la Liberté ou à la Tour de Pise. Il y fait frais, même en plein mois d’août.
    • L’Ilot de Ziama : Juste en face, un petit bout de terre posé sur l’eau, photogénique à souhait. C’est la carte postale parfaite.

    Le comité d’accueil : Les Singes Magots

    N’oubliez pas de fermer vos fenêtres si vous avez de la nourriture ! Cette région est le royaume du Macaque de Barbarie (Singe Magot). Ils sont partout sur le bord de la route, observant les touristes avec un air blasé, attendant une cacahuète ou un morceau de pain (bien que les nourrir soit déconseillé pour leur santé). C’est une attraction en soi qui ravit les enfants et terrifie un peu les conducteurs !

    Étape 4 : Les Aftis et la plage rouge

    Juste avant d’arriver vers Jijel, il y a des plages qui méritent qu’on s’y arrête, comme Les Aftis. Le sable y est plus grossier, parfois rougeâtre, et l’eau d’une clarté absolue. C’est souvent ici que les familles s’arrêtent pour le pique-nique. Car oui, le road-trip algérien ne se conçoit pas sans une glacière remplie de Hmiss, de pain maison et de boissons fraîches.

    Guide de survie : Ce qu’il faut savoir avant de partir

    Comparé à la Californie, il y a une différence majeure : la conduite. Soyons honnêtes entre nous, conduire sur la RN 43 demande des nerfs d’acier.

    • La circulation : En été, c’est l’enfer. Les embouteillages peuvent être monstrueux, surtout au niveau des tunnels ou des entrées de villes. Le meilleur moment ? Mai ou Septembre, tôt le matin (Fajr) ou en fin de journée pour le coucher du soleil.
    • Les virages : Si vous avez le mal des transports, préparez-vous. La route tourne sans cesse.
    • La prudence : Les dépassements dangereux sont monnaie courante. Roulez doucement. De toute façon, pourquoi se presser avec une vue pareille ?

    Pourquoi cette route est notre fierté

    Pourquoi s’obstiner à comparer cette route à la Californie ? Peut-être parce qu’on a besoin de valider la beauté de notre pays par des standards étrangers. Mais la vérité, c’est que la Corniche Kabyle n’a besoin d’aucune comparaison.

    Elle a une âme. Elle sent le pin d’Alep, l’iode et la grillade. Elle résonne du son de la musique Raï ou Kabyle qui s’échappe des voitures fenêtres ouvertes. Elle est vivante, chaotique, sublime et parfois dangereuse. Elle est à l’image de l’Algérie : intense et inoubliable.

    Conclusion : Prenez la route (mais doucement)

    Si vous n’avez jamais fait ce trajet, mettez-le tout en haut de votre liste pour le prochain été (ou mieux, le prochain printemps). Oubliez les billets d’avion pour l’autre bout du monde. La plus belle route du monde est là, juste sous nos roues, attendant qu’on prenne le temps de l’admirer.

    Et vous, quel est votre endroit préféré sur cette route ? Êtes-vous team “Pic des Singes” ou team “Grottes Merveilleuses” ? Partagez vos meilleurs souvenirs de la RN 43 en commentaire !

  • Rapatriement des Crânes des Résistants Algériens : Histoire d’un Retour Historique

    Rapatriement des Crânes des Résistants Algériens : Histoire d’un Retour Historique

    Le Retour des 24 Résistants Algériens : Un Tournant Historique dans la Guerre des Mémoires

    Le tarmac de l’aéroport international Houari Boumédiène n’avait jamais connu un silence aussi lourd de sens que celui de cet après-midi du 3 juillet 2020. Sous le soleil d’Alger, l’atterrissage du Hercules C-130 des forces aériennes algériennes ne marquait pas une simple arrivée protocolaire, mais la clôture d’une parenthèse douloureuse ouverte il y a plus d’un siècle et demi. À bord, les cercueils de 24 chefs de la résistance populaire, drapés de l’emblème national vert et blanc, touchaient enfin le sol de la terre qu’ils avaient défendue jusqu’au sacrifice ultime.

    Ce rapatriement, survenu à l’avant-veille du 58e anniversaire de l’Indépendance, revêt une charge symbolique puissante. Il met fin à 170 ans d’exil post-mortem pour ces héros – dont les célèbres Cheikh Bouziane et Cherif Boubaghla – dont les restes furent longtemps conservés, et pour certains exposés, dans les réserves du Musée de l’Homme à Paris. Ce jour-là, l’Algérie ne célébrait pas seulement une fête nationale ; elle retrouvait une part manquante de son âme, brisant le déni colonial qui avait transformé ces combattants de la liberté en trophées de guerre.

    Une victoire symbolique sur l’oubli colonial

    Au-delà de l’émotion palpable et des honneurs militaires rendus, cet événement constitue une étape majeure dans ce que les historiens nomment la « guerre des mémoires ». Ce geste, fruit de longues tractations diplomatiques, ne se limite pas à une restitution physique ; il s’agit d’une reconnaissance implicite de la violence de la conquête coloniale. En arrachant ces figures historiques à l’anonymat des boîtes d’archives parisiennes pour leur offrir une sépulture digne au Carré des Martyrs, l’Algérie et la France ont entamé, ce 3 juillet 2020, un dialogue mémoriel complexe mais nécessaire, tentant de pansement sur des blessures encore vives.

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  • L’épopée de Baba Merzoug : Le géant de bronze d’Alger devenu trophée français.

    L’épopée de Baba Merzoug : Le géant de bronze d’Alger devenu trophée français.


    “L’histoire de la prise d’Alger en 1830 est marquée par la saisie d’un objet légendaire : le canon Baba Merzoug. Ce géant de bronze, surnommé La Consulaire par les Français, est un trophée de guerre massif de 12 tonnes qui témoigne encore aujourd’hui de la puissance de l’artillerie ottomane.”

    Le Géant de Bronze : L’Épopée de Baba Merzoug, de la Casbah de l’Alger aux Quais de Brest

    L’histoire de la Méditerranée est pavée de conquêtes, de légendes et d’objets symboliques qui traversent les siècles. Parmi eux, un colosse de bronze de 12 tonnes et de 7 mètres de long occupe une place singulière. Connu sous le nom de Baba Merzoug par les Algérois et rebaptisé La Consulaire par les Français, ce canon n’est pas qu’une simple pièce d’artillerie : c’est un témoin muet de la chute d’un empire et de la naissance d’une ère coloniale.

    En 1830, lors de la prise d’Alger, ce monument de puissance est devenu le trophée de guerre le plus emblématique de la France. Retour sur une saisie historique qui continue, aujourd’hui encore, de faire vibrer la mémoire des deux côtés de la mer.

    I. Un Chef-d’œuvre de l’Ingénierie Ottomane

    Avant de devenir un enjeu diplomatique, Baba Merzoug était l’ultime rempart de la “Blanche Alger”. Fondu en 1542 par un maître fondeur vénitien sur ordre du Beylerbey d’Alger, ce canon était une merveille technologique pour son époque.

    Une Puissance de Feu Inégalée

    Avec sa portée exceptionnelle pour le XVIe siècle, il protégeait l’entrée du port d’Alger contre les flottes européennes. Sa simple présence sur la jetée dissuadait les amiraux les plus téméraires. Pendant près de trois siècles, il a symbolisé l’invulnérabilité de la ville, alors plaque tournante de la puissance ottomane en Afrique du Nord.

    Le Mythe de “La Consulaire”

    Le nom français du canon, “La Consulaire”, trouve son origine dans un épisode sanglant de 1683. Lors d’un bombardement de la ville par l’amiral Duquesne, les Algérois, en guise de représailles, auraient placé le consul de France, Jean Le Vacher, dans la bouche du canon pour le projeter vers la flotte française. Ce récit, oscillant entre fait historique et propagande de guerre, a conféré au bronze une aura de terreur et de fascination pour les marins français.


    II. 1830 : La Chute d’Alger et la Capture du Géant

    Le destin du canon bascule le 5 juillet 1830. Après des semaines de siège et une avancée fulgurante des troupes françaises débarquées à Sidi-Ferruch, Alger capitule.

    L’Entrée des Troupes de Charles X

    Lorsque les forces françaises pénètrent dans la ville, elles sont éblouies par les richesses du Palais du Dey, mais ce sont les fortifications maritimes qui frappent l’imaginaire des officiers. Parmi les centaines de pièces d’artillerie, une seule attire tous les regards : le géant de 7 mètres.

    La décision est prise immédiatement par le haut commandement : ce canon ne restera pas à Alger. Il doit être transporté en France comme une preuve tangible de la victoire totale de la monarchie sur la “Barbarie”. Le démontage et le transport de cette masse de 12 tonnes vers les navires de transport furent un défi logistique immense pour l’époque, nécessitant des treuils spéciaux et une main-d’œuvre considérable.

    III. Les Figures Clés de l’Événement

    La capture de Baba Merzoug est indissociable des hommes qui ont orchestré ce tournant historique.

    1. Hussein Dey : Le Dernier Maître d’Alger

    C’est lui qui, d’un coup d’éventail donné au consul français Pierre Deval, a fourni le prétexte à l’invasion. Malgré sa résistance initiale, il est contraint de signer la capitulation. Il quitte Alger en laissant derrière lui ses trésors et ses canons, dont le précieux protecteur du port.

    2. Le Maréchal de Bourmont : Le Conquérant

    Commandant en chef de l’expédition de 1830, de Bourmont voit en Alger une chance de redorer le blason du roi Charles X. Pour lui, ramener Baba Merzoug à Paris est un acte politique majeur destiné à prouver la grandeur de la France.

    3. L’Amiral Duperré : Le Maître de la Mer

    Chef de la flotte française, il a coordonné le blocus maritime et le transport des trophées. C’est sous sa supervision que le canon a franchi la Méditerranée pour atteindre les côtes françaises, marquant la fin de la domination navale algéroise.

    4. Charles X : Le Roi derrière l’Expédition

    Bien qu’il n’ait jamais mis les pieds à Alger, l’invasion était son projet ultime pour sauver sa couronne. Ironie de l’histoire : alors que le canon arrivait en France, Charles X était renversé par la Révolution de Juillet (les Trois Glorieuses). Le trophée de guerre du roi servira finalement à la gloire de son successeur, Louis-Philippe.


    IV. De la Jetée d’Alger au Port de Brest : Un Exil de Bronze

    Une fois arrivé en France, le canon ne fut pas fondu pour son métal, signe de l’immense respect qu’il inspirait. En 1833, il est érigé verticalement dans l’arsenal de Brest, sur un socle de granit.

    Un Monument à la Marine Française

    Transformé en colonne de victoire, le canon a été surmonté d’un coq gaulois (ajouté plus tard) écrasant un croissant fertile. Pendant près de deux siècles, il est devenu un point de repère pour les marins brestois, perdant peu à peu son nom d’origine pour devenir officiellement “La Consulaire”.

    V. Un Débat Mémoriel Toujours Vivant

    Aujourd’hui, Baba Merzoug n’est plus un instrument de guerre, mais un enjeu de mémoire. Depuis l’indépendance de l’Algérie en 1962, des voix s’élèvent régulièrement pour demander le retour du canon à Alger.

    Un Symbole de Restitutions Culturelles

    Pour de nombreux historiens et citoyens algériens, le canon est une pièce centrale du patrimoine national, dont la place est sur la jetée d’Alger, face à la mer qu’il a protégée pendant des siècles. En France, le canon reste classé comme monument historique, témoignant de l’histoire maritime du pays.

    Cette colonne de bronze continue de nous interroger sur la manière dont nous traitons les objets d’art et d’histoire saisis lors des conflits passés.


    Conclusion

    Qu’on l’appelle Baba Merzoug ou La Consulaire, ce géant de 12 tonnes demeure l’un des objets les plus fascinants de l’histoire franco-algérienne. Il incarne à lui seul la fin d’un monde et le début d’un autre, nous rappelant que derrière chaque objet se cachent des destins d’hommes, des empires déchus et des récits qui ne demandent qu’à être racontés.


    Ya Baba Merzoug, ya s’hab el k’lam Gardien de la mer,

    men bekri l’youm Sept mètres de bronze,

    f’le b’har l’ghariq Sept mètres de bronze,

    emportés f’triq Pris en trente,

    loin de la Casbah Mais ton âme appelle, mazalna hna.

    Ayema, ayema, r’fedi rassek l’youm Wlad el bled raho l’dar,

    khlass el ghoum Vingt-quatre étoiles f’sma t’lali Raho l’dar,

    ya dzaïr el ghalia.

    Vingt-quatre guerriers, sabrine f’ghorba M’ghalqin f’stouïch,

    b’îd ala el kedba Aujourd’hui le vent porte leurs prénoms

    Aujourd’hui la terre chante leurs chansons Plus de tristesse,

    r’tahou l’moujahidine Fi trab el djeddad,

    m’henniyine. Cherif… ya l’ghali Sheikh…

    Allah yarahmou Mohamed… Moussa… Aissa… Belkacem… Mokhtar… Ahmed… Mustafa… Salah… “Raho l’dar…”

    Ayema, ayema, r’fedi rassek l’youm

    Wlad el bled raho l’dar, khlass el ghoum Vingt-quatre étoiles f’sma t’lali Raho l’dar, ya dzaïr el ghalia.

    Le bronze attend son retour… Mais les fils sont là. “T’henna, ya dzaïr…” “T’henna…”