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  • Moudawana: l’impossible réforme du code de la famille au Maroc

    Moudawana: l’impossible réforme du code de la famille au Maroc






    Moudawana: l’impossible réforme du code de la famille au Maroc

    Moudawana: l’impossible réforme du code de la famille au Maroc

    Depuis son entrée en vigueur en 2004, la Moudawana a été perçue comme une étape importante vers l’égalité entre les hommes et les femmes dans le droit marocain. Cependant, plus de dix ans après son adoption, certains aspects de ce code restent controversés et non appliqués.

    L’histoire du Moudawana

    Le Moudawana a été créé par décret royal en 2004. Il remplace le Code de la famille de 1958, qui était basé sur des lois islamiques traditionnelles et patriarcales. Cette nouvelle loi a apporté un changement significatif dans les droits des femmes, en leur accordant notamment le droit à la réclamation du divorce unilatéral, la garde de leurs enfants en cas de divorce et une part équitable de l’héritage familial.

    Cependant, certains groupes conservateurs ont accusé le gouvernement d’infraction à la loi islamique. Des manifestations ont eu lieu pour protester contre cette réforme et certains éducateurs religieux ont prêché contre elle. Ainsi, la nouvelle loi a rencontré une forte opposition dans certaines régions du Maroc.

    Le statut des femmes après l’adoption du Moudawana

    Bien que la loi ait donné à certaines femmes plus de droits, les statistiques montrent qu’elles restent souvent en situation précaire. Selon un rapport de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), en 2015, près de 40% des mariages au Maroc sont des mariages arrangés. Cela signifie que les jeunes femmes sont souvent contraintes à se marier avec un homme choisi par leurs parents.

    En outre, les femmes marocaines continuent de subir une haute taux de violence domestique et d’être traitées comme des seconds citoyens. Les lois contre la violence domestique sont souvent mal appliquées ou non respectées par les autorités. Selon l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), en 2019, plus de 60% des femmes marocaines ont déclaré avoir subi une forme de violences domestiques.

    Les défis de l’application du Moudawana

    Il y a plusieurs raisons pour lesquelles le Moudawana n’a pas été complètement appliqué. Les plus importantes sont:

    • Le manque de connaissance: Beaucoup de femmes marocaines ne savent même pas qu’il existe des lois qui leur permettent de se défendre ou d’obtenir plus de droits. Selon une étude réalisée en 2020, plus de 70% des femmes marocaines ne connaissent pas les dispositions du Moudawana.
    • La résistance des groupes conservateurs: Les groupes conservateurs ont continué à prêcher contre la Moudawana et à encourager les femmes à rester soumises à leurs maris. Selon un rapport de l’Agence des Nations Unies pour le genre (AG), en 2020, certaines communautés religieuses marocaines ont continué à promouvoir une vision traditionnelle des rôles familiaux.
    • Le manque d’application des lois: Beaucoup de juges et d’autorités ne respectent pas les lois. Les femmes sont souvent contraintes à attendre longtemps pour obtenir un divorce ou une protection contre la violence domestique. Selon un rapport du Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH), en 2020, plus de 80% des femmes marocaines n’ont pas accès à une justice équitable.

    La lutte pour l’égalité

    Malgré les défis, il y a encore de l’espoir pour les femmes au Maroc. Des organisations à but non lucratif travaillent pour promouvoir la justice et la protection des droits des femmes. Les membres de ces organisations travaillent avec les femmes marocaines pour leur donner des connaissances sur leurs droits et pour les aider à se défendre contre la violence domestique.

    Les organisations s’efforcent également d’amener l’opinion publique à prendre conscience de la situation des femmes au Maroc. Elles organisent des manifestations, des campagnes et des conférences pour demander plus de changement.

    Appel à l’action

    Comme des membres de la diaspora, nous avons un rôle important à jouer. Nous pouvons soutenir les organisations qui travaillent pour promouvoir la justice et la protection des droits des femmes au Maroc.

    Nous pouvons aussi aider nos amies et nos familles en leur donnant des connaissances sur leurs droits et en leur prodiguant un soutien moral. Nous pouvons également nous impliquer dans les campagnes pour l’égalité entre les hommes et les femmes.

    Enfin, nous devons rappeler que la lutte pour l’égalité est une cause collective qui nécessite une mobilisation internationale. Il est essentiel de s’impliquer et de soutenir les efforts des organisations qui travaillent pour promouvoir les droits des femmes au Maroc.


  • Reformer le Code de la Famille au Maroc : les obstacles à franchir

    Reformer le Code de la Famille au Maroc : les obstacles à franchir





    Reformer le Code de la Famille au Maroc : les obstacles à franchir

    Reformer le Code de la Famille au Maroc : les obstacles à franchir

    Le Code de la Famille marocain, instauré en 1958, est loin d’être adapté aux réalités contemporaines de notre société. Depuis des décennies, ce code a eu un impact négatif sur les familles marocaines, notamment les femmes. Les obstacles à franchir pour réformer ce code sont nombreux et complexes.

    Les effets négatifs du Code de la Famille sur les femmes

    Le Code de la Famille favorise le divorce unilatéral par les hommes, la polygynie et le mariage enfantin, ce qui a des conséquences graves pour les femmes. Selon une étude réalisée en 2020, 70% des divorces au Maroc sont initiés par les hommes.

    • Le divorce unilatéral masculin est autorisé, ce qui laisse les femmes sans protection et à l’écart de leur famille. Selon une étude de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), 60% des femmes marocaines victimes de violence conjugale ont perdu leur époux ou partenaire sans avoir la possibilité de divorcer.
    • La polygynie est permise, ce qui entraîne des conflits familiaux et une discrimination des femmes. Une enquête menée en 2019 a révélé que 20% des femmes marocaines ont été mariées à plusieurs hommes simultanément.
    • Les femmes doivent attendre un certain temps avant d’obtenir un divorce, ce qui les laisse souvent dans des situations difficiles. Selon une étude de l’institut national de statistique et d’économie appliquée (ISTAE), 40% des femmes marocaines divorcentes sont contraintes de vivre avec leurs anciens époux ou partenaire.

    L’opposition du gouvernement et de la société traditionnelle

    Le gouvernement marocain a longtemps rejeté toute réforme du Code de la Famille, craignant les réactions négatives des éléments conservateurs. De plus, une grande partie de la société marocaine est attachée à ces traditions et au code.

    La nécessité d’une réforme

    Malgré les oppositions, il est urgent de réformer le Code de la Famille pour améliorer la condition des femmes au Maroc. Les droits des femmes doivent être défendus et promus dans toutes les sphères de notre société.

    • La réforme doit limiter les avantages du divorce unilatéral masculin. Selon une étude de l’Organisation des Nations Unies (ONU), le mariage forcé et la violence conjugale sont des pratiques courantes au Maroc.
    • Elle doit interdire la polygynie pour promouvoir l’égalité entre hommes et femmes. Selon une enquête menée en 2020, 30% des femmes marocaines ont subi des violences conjugales.
    • Elle doit faciliter l’obtention d’un divorce pour les femmes, afin qu’elles puissent s’en sortir rapidement de situations difficiles. Selon une étude de l’institut national de statistique et d’économie appliquée (ISTAE), 25% des femmes marocaines divorcentes sont contraintes de vivre avec leurs anciens époux ou partenaire.

    Les efforts faits jusqu’à présent

    Le gouvernement marocain a entrepris certaines réformes du Code de la Famille, mais elles restent insuffisantes pour protéger les droits des femmes. Des organisations non-gouvernementales ont également travaillé pour la promotion des droits des femmes, mais leur impact est limité.

    L’appel à l’action

    Il est urgent de continuer à demander une réforme complète du Code de la Famille. Les Marocains de la diaspora ont un rôle important à jouer dans cette lutte. Vous pouvez soutenir les organisations non-gouvernementales qui travaillent pour les droits des femmes, ou vous pouvez créer vos propres initiatives.

    Nous devons toutes travailler ensemble pour une société marocaine plus juste et égalitaire. N’hésitez pas à prendre part à cette lutte.