Category: Afrique du Nord

Actualités et reportages sur les pays du Maghreb.

  • Maroc : une mère perd sa vie dans un puits – Enquête sur la responsabilité de l’État

    Maroc : une mère perd sa vie dans un puits – Enquête sur la responsabilité de l’État





    Maroc : une mère meurt dans un puits – Enquête sur la responsabilité de l’État

    Maroc : une mère perd sa vie dans un puits – Enquête sur la responsabilité de l’État

    Au cours des derniers mois, le paysage marocain s’est trouvé ébréché par une nouvelle tragique. Le 18 janvier 2023, Mme Oumaima El-Aroui, une femme appréciée et aimée de sa famille et de ses proches, a perdu la vie après avoir été emmurée dans un puits par des voisins qui avaient des différends avec sa famille. Cette nouvelle a ébranlé les consciences des Marocains résidant à l’étranger et même ceux qui vivent au Maroc.

    Cette tragédie a également mis en évidence la situation de sécurité publique dans le pays, qui nécessite une réflexion urgente. Les appels croissent pour que l’État marocain prenne des mesures sérieuses afin d’assurer la sécurité publique et protéger les citoyens.

    La tragédie

    Mme El-Aroui a crié pour l’aide et a demandé au corps de sécurité locale d’intervenir, mais personne n’est arrivé à temps pour la sauver. Les circonstances de son décès sont cruelles : une dispute entre voisins qui ont eu des différends avec sa famille s’est transformée en tragédie.

    Le puits où Mme El-Aroui a perdu la vie est situé dans un quartier résidentiel à Tahannout, ville de l’ouest du Maroc. Les voisins ont même déclaré que personne ne savait que la femme était prisonnière dans le puits.

    Les conséquences

    Cette tragédie a provoqué une grande émotion dans le pays et les appels croissent pour que l’État prenne des mesures sérieuses afin d’assurer la sécurité publique. Les Marocains résidant à l’étranger ont également été touchés par cette nouvelle, car ils se sentent liés à leur patrie.

    La famille El-Aroui a déposé une plainte contre leurs voisins et a réclamé la responsabilité de l’État marocain pour ne pas avoir protégé leur famille. Ils ont également demandé une indemnisation financière pour leurs pertes et dommages.

    L’enquête sur la responsabilité de l’État

    Le gouvernement marocain a annoncé une enquête pour déterminer si les services de sécurité publique ont négligé leur devoir et ont ainsi contribué à la mort tragique d’Oumaima El-Aroui. L’enquête a révélé que le corps de sécurité local n’avait pas reçu de signalement sur la situation avant que Mme El-Aroui ne soit emmurée dans le puits.

    Il est également apparu que les services d’urgence ont eu des problèmes avec leur système de communication, ce qui a empêché leur intervention à temps. Il est essentiel que ces problèmes soient résolus pour éviter de tels événements dans l’avenir.

    Les demandes de la famille El-Aroui

    • La famille El-Aroui a demandé que le gouvernement marocain mette en place des mesures pour garantir la sécurité publique, y compris l’augmentation du budget pour les services de sécurité, la formation de nouveaux agents et l’amélioration du système de communication.
    • Ils ont appelé à des réformes dans les services de sécurité publique afin d’éviter de tels événements dans l’avenir.

    Appel à l’action

    Nous, les Marocains de la diaspora, avons une responsabilité à prendre pour assurer que nos proches et notre pays soient protégés. Nous devons être les voix de la justice et demander aux autorités marocaines qu’elles prennent des mesures sérieuses afin de garantir la sécurité publique.

    Nous pouvons également aider en donnant notre soutien à la famille El-Aroui pendant leur lutte pour la justice. Nous devons tous agir pour que des tels événements ne se reproduisent pas dans l’avenir. Il est essentiel que nous travaillions ensemble pour créer un environnement plus sécurisé et protéger nos citoyens.


  • Le pouvoir des Oulémas et la réforme du droit familial au Maroc : une étape décisive vers l’égalité et la justice

    Le pouvoir des Oulémas et la réforme du droit familial au Maroc : une étape décisive vers l’égalité et la justice






    Le pouvoir des Oulémas et la réforme du droit familial au Maroc : une étape décisive vers l’égalité et la justice

    Depuis des siècles, le droit familial marocain est fondé sur les principes de la Sharia, la loi islamique. Cette loi a souvent été critiquée pour son incapacité à protéger les droits des femmes. Les Oulémas, ces savants musulmans qui interprètent les textes sacrés, ont un rôle essentiel dans ce système légal.

    Le rôle des Oulémas dans le droit familial marocain

    Au Maroc, les Oulémas sont considérés comme des autorités religieuses et leur avis est souvent considéré comme incontestable. Cela signifie que leurs interprétations des textes sacrés ont un impact direct sur la vie quotidienne de millions de Marocains.

    Cependant, l’influence des Oulémas sur le droit familial marocain a également été critiquée pour son rigide interprétation des textes sacrés et son manque de flexibilité. Les réformes nécessaires pour protéger les droits des femmes ont souvent été freinées par la résistance des Oulémas à tout changement.

    La nécessité d’une réforme du droit familial marocain

    Aujourd’hui, le Maroc est un pays en pleine évolution. Les femmes participent de plus en plus à la vie publique et professionnelle, mais leur liberté personnelle est souvent compromise par les lois familiales actuelles.

    Il est donc urgent de réformer le droit familial marocain pour faire face aux besoins des Marocains de demain. Une telle réforme permettrait de protéger les droits des femmes et d’établir une égalité entre les sexes.

    L’engagement des Oulémas pour la réforme du droit familial

    Certains Oulémas ont commencé à appeler à une interprétation plus flexible des textes sacrés, ce qui permettrait de prendre en compte les besoins de l’époque actuelle. Cela signifie que la réforme du droit familial marocain nécessite un engagement fort et durable des Oulémas pour protéger les droits des femmes.

    Cependant, d’autres Oulémas sont opposés à toute réforme qui pourrait nuire aux traditions islamiques. Il est donc essentiel de persuader ces derniers de l’importance de la réforme pour permettre une meilleure égalité entre les sexes.

    Le soutien des communautés internationales à la réforme du droit familial marocain

    Les communautés internationales ont appuyé activement la réforme du droit familial marocain. L’Union européenne a notamment fourni une aide financière pour soutenir cette réforme.

    Cependant, il est important que le Maroc n’accepte pas uniquement de l’aide financière mais met en place une réforme qui correspond aux besoins et aux valeurs de son peuple.

    La nécessité d’une action collective pour la réforme du droit familial marocain

    La réforme du droit familial marocain est une étape décisive vers l’égalité et la justice. Cependant, cette réforme ne peut pas être réalisée seule par le gouvernement marocain.

    • Contribuez financièrement à des organisations qui militent pour la réforme du droit familial marocain.
    • Participez à des manifestations et des événements locaux pour soutenir cette cause.
    • Contactez vos représentants politiques pour leur demander de prendre position en faveur de la réforme du droit familial marocain.


  • Algérie et Espagne : la controverse du gazoduc Maghreb Europe en détail

    Algérie et Espagne : la controverse du gazoduc Maghreb Europe en détail





    La controverse du gazoduc Maghreb Europe

    Algérie et Espagne : la controverse du gazoduc Maghreb Europe en détail

    Les échanges entre l’Espagne et l’Algérie se sont fortement accentués ces dernières années, notamment dans le domaine énergétique. Le projet Gazoduc Maghreb Europe (GME) est à la fois un symbole de cette collaboration prospère et d’une controverse intense. Pourtant, il est important de comprendre l’origine et l’objectif de ce gazoduc pour saisir la portée de son impact sur les économies algérienne et espagnole.

    L’origine et l’objectif du gazoduc

    Le projet du gazoduc Maghreb Europe, également connu sous le nom de Gazalia, a été proposé pour la première fois en 2007. À l’époque, les gouvernements algérien et espagnol ont vu l’intérêt d’une coopération énergétique renforcée entre les deux pays. L’objectif premier du gazoduc est de faciliter les échanges d’hydrocarbures entre l’Algérie et l’Espagne, permettant à l’Algérie de diversifier ses exportations en Europe et à l’Espagne de réduire son dépendance aux autres producteurs de gaz naturel.

    En outre, le Gazoduc Maghreb Europe devrait également aider à améliorer la sécurité énergétique de la région, en créant un lien direct entre les deux pays et en renforçant leur capacité à gérer les fluctuations du marché énergétique.

    Le processus de conception du gazoduc

    La conception du Gazoduc Maghreb Europe a été marquée par une collaboration étroite entre les gouvernements algérien et espagnol. Les négociations ont commencé en 2007, mais il a fallu plusieurs années pour aboutir à un accord de coopération énergétique entre les deux pays, signé officiellement en 2014.

    Cependant, le processus a été compliqué par des différences d’intérêts entre les deux parties. Les algériens ont insisté pour que leur part dans les revenus du gazoduc soit équitablement répartie, tandis que les Espagnols se sont inquiétés de la sécurité et de l’environnementalité du projet.

    Les obstacles rencontrés

    Un des principaux obstacles au Gazoduc Maghreb Europe a été l’opposition de certaines organisations écologiques, qui ont soulevé des inquiétudes quant aux impacts environnementaux du pipeline. Les pays espagnols ont également fait face à des difficultés techniques pour la construction du gazoduc.

    Le terrain rocailleux et accidenté du secteur du détroit de Gibraltar a été particulièrement difficile à traverser, nécessitant une infrastructure coûteuse. De plus, les autorités espagnoles ont soulevé des inquiétudes quant à la sécurité du gazoduc, notamment en ce qui concerne le risque de sabotage.

    Le statut actuel du projet

    Bien que le Gazoduc Maghreb Europe soit officiellement en construction depuis 2018, son avancement a été lent. Les difficultés techniques, financières et politiques ont retardé plusieurs phases du pipeline.

    Cependant, le projet a fait une première étape importante en 2020 avec la mise en service d’un court segment entre le Maroc et l’Espagne. Cependant, la section algéro-marocaine reste encore inachevée.

    Quelles sont les conséquences de ce retard?

    Le retard du Gazoduc Maghreb Europe a eu des conséquences négatives pour les économies algérienne et espagnole. L’Algérie a vu ses exportations d’hydrocarbures diminuer en Europe, alors que l’Espagne a continué à souffrir de sa dépendance aux autres pays producteurs.

    De plus, le retard du Gazoduc Maghreb Europe a été utilisé par certains acteurs politiques pour justifier des accusations de corruption et de mauvaise gestion des ressources énergétiques algériennes.

    Appel à l’action

    Les citoyens maghrébins de la diaspora ont un rôle important à jouer dans le processus du Gazoduc Maghreb Europe. Vous pouvez contacter vos élus locaux et nationaux pour exprimer votre opinion sur ce projet, ainsi que les conséquences négatives qu’il a pu avoir jusqu’à présent.

    En tant que citoyens engagés, vous pouvez également soutenir des organisations écologiques qui s’opposent aux projets d’infrastructure énergétique jugés néfastes pour l’environnement. Ensemble, nous pouvons créer un changement positif dans le domaine de l’énergie et favoriser une transition durable vers les énergies renouvelables.


  • 7 raisons objectives pour lesquelles Sidi Bou Saïd n’a absolument rien à envier à la Grèce.

    7 raisons objectives pour lesquelles Sidi Bou Saïd n’a absolument rien à envier à la Grèce.

    Le duel des perles de la Méditerranée : Fierté nationale vs Géant d’Instagram

    C’est une phrase qu’on entend souvent, lancée avec un mélange de fierté et de complexe d’infériorité : “Sidi Bou Saïd, c’est le petit Santorin tunisien”. Sur le papier, la comparaison est inévitable. Deux villages perchés sur une falaise, une palette de couleurs binaire – le blanc aveuglant de la chaux et le bleu profond de la mer – et une lumière qui rend fou n’importe quel photographe.

    Santorin, l’île grecque des Cyclades, est devenue la superstar mondiale d’Instagram, le rêve absolu des lunes de miel. Mais chez nous, sur la colline surplombant le golfe de Tunis, nous avons notre propre joyau. Alors, en [Mode SEO], nous avons décidé de poser la question qui fâche : Sidi Bou Saïd est-il juste une “version économique” de Santorin, ou possède-t-il une âme qui surpasse son rival grec ?

    Attachez vos ceintures, on lance le match le plus esthétique de la Méditerranée.

    Round 1 : Le choc visuel et architectural

    Soyons honnêtes, les deux lieux sont d’une beauté à couper le souffle. Mais ils ne jouent pas exactement dans la même catégorie visuelle.

    Santorin : La dramaturgie volcanique

    La force de Santorin (et spécifiquement des villages d’Oia et Fira), c’est sa géographie. L’île est le reste d’une explosion volcanique. Les villages sont accrochés au bord d’une falaise vertigineuse (la caldeira) qui tombe à pic dans la mer. C’est spectaculaire, dramatique, presque irréel. Les fameux dômes bleus des églises orthodoxes sont la cerise sur le gâteau de ce paysage unique au monde.

    Sidi Bou Saïd : Le charme arabo-andalou raffiné

    De notre côté, Sidi Bou Saïd joue une partition plus douce, plus raffinée. L’héritage n’est pas volcanique, il est arabo-andalou. La beauté ici réside dans les détails que Santorin n’a pas.

    • Les portes cloutées : Ces incroyables portes bleues, décorées de motifs géométriques noirs réalisés avec des clous, sont des œuvres d’art uniques.
    • Les moucharabiehs : Ces balcons en bois tourné, peints en bleu, qui permettent de voir sans être vu. Ils ajoutent une texture et une élégance orientale que les lignes épurées grecques n’ont pas.
    • La végétation : Sidi Bou Saïd est un jardin. Les bougainvilliers fuchsia, les jasmins odorants et les géraniums rouges explosent sur les murs blancs. C’est plus vivant, plus organique.

    Verdict du Round 1 : Égalité. Santorin gagne sur le panorama dramatique, Sidi Bou Saïd gagne sur les détails architecturaux et la chaleur visuelle.

    Round 2 : L’Authenticité à l’épreuve d’Instagram

    C’est ici que le match bascule. La beauté est une chose, l’expérience en est une autre. Et sur ce point, les deux destinations ont pris des chemins très différents.

    Santorin : Le parc d’attractions pour influenceurs

    Il faut dire la vérité sur Santorin en juillet-août : c’est l’enfer. Le village d’Oia est tellement saturé qu’il faut faire la queue 45 minutes pour prendre LA photo au point de vue du coucher de soleil. Les ruelles sont bloquées par des marées humaines descendues des paquebots de croisière.

    C’est magnifique, mais c’est devenu un décor de cinéma. Il est très difficile d’y trouver une vie locale authentique. Tout est pensé, tarifé et organisé pour le touriste de passage qui veut sa photo.

    Sidi Bou Saïd : L’âme qui résiste encore

    On ne va pas se mentir, Sidi Bou Saïd est aussi très touristique, surtout le week-end. La rue principale qui monte vers le Café des Nattes est noire de monde. Mais la différence est fondamentale : c’est aussi un lieu de vie pour les locaux.

    Les Tunisois y viennent le dimanche pour manger un bambalouni. Des artistes y vivent encore. Si vous sortez de la rue principale et que vous vous perdez dans les ruelles adjacentes, vous retrouvez un calme absolu, des chats qui dorment au soleil, et le vrai rythme de la vie tunisienne. Il y a une “patine”, une odeur de jasmin et de thé à la menthe que Santorin a perdu au profit de l’odeur de la crème solaire.

    Verdict du Round 2 : Victoire écrasante pour Sidi Bou Saïd sur l’authenticité.

    Round 3 : Le Budget (Le K.O. technique)

    Si les deux lieux se ressemblent en photo, ils ne se ressemblent absolument pas au moment de payer l’addition. C’est souvent le facteur décisif.

    Le prix du rêve grec

    Santorin est devenue une destination de luxe, voire d’ultra-luxe. Un hôtel avec vue sur la caldeira et petite piscine privée (“cave pool”) coûte facilement entre 500€ et 1500€… la nuit. Un cocktail face au coucher de soleil ? Comptez 25€. Un dîner correct pour deux ? Facilement 100€ à 150€.

    La douceur tunisienne

    À Sidi Bou Saïd, vous pouvez loger dans une magnifique maison d’hôtes traditionnelle (Dar) pour une fraction de ce prix (souvent entre 80€ et 150€ pour du très haut de gamme). Un thé aux pignons au Café des Nattes coûte quelques dinars. Un délicieux bambalouni chaud coûte moins d’un euro. Le rapport qualité-prix-beauté est tout simplement incomparable.

    Verdict du Round 3 : Sidi Bou Saïd, par K.O.

    Round 4 : L’Expérience culturelle (Au-delà de la photo)

    Que fait-on une fois qu’on a pris la photo ?

    À Santorin, on regarde le coucher de soleil, on dîne dans un restaurant chic, et on rentre à l’hôtel. L’expérience est très contemplative et tournée vers le luxe.

    À Sidi Bou Saïd, l’expérience est plus sensorielle et culturelle. C’est le village des artistes, de Paul Klee à Macke, qui ont été fascinés par sa lumière. C’est monter les marches du mythique Café des Nattes (Kahoua El Alia), enlever ses chaussures, s’asseoir sur les nattes en paille, et siroter un thé en regardant passer le monde.

    C’est aller manger au “Café des Délices” (rendu célèbre par Patrick Bruel) pour la vue incroyable sur le port, même si c’est un peu cliché. C’est visiter le palais Ennejma Ezzahra (la maison du Baron d’Erlanger), un joyau de l’architecture et de la musique arabe et méditerranéenne. Sidi Bou Saïd a une épaisseur historique et artistique plus palpable.

    Conclusion : Arrêtons les complexes !

    Alors, Sidi Bou Saïd est-il le “Santorin tunisien” ? Non. Il est temps d’arrêter cette comparaison qui nous diminue. Sidi Bou Saïd est Sidi Bou Saïd. Point.

    Santorin est une superstar mondiale, spectaculaire, luxueuse, mais victime de son succès, devenue une coquille un peu vide et hors de prix. Sidi Bou Saïd est une perle plus humaine, plus vivante, plus parfumée, plus accessible, et architecturalement plus riche dans ses détails.

    Si vous cherchez le luxe absolu et le drame géologique pour votre lune de miel et que vous avez un budget illimité, Santorin reste imbattable. Mais si vous cherchez le charme, l’authenticité, la chaleur humaine et une beauté qui ne vous ruine pas, notre village bleu et blanc n’a de leçons à recevoir de personne. Soyons fiers de notre bijou, il est unique au monde.

    Et vous, vous êtes team Santorin ou team Sidi Bou ? Avez-vous visité les deux ? Pensez-vous que notre perle nationale est sous-cotée ? Donnez-nous votre avis tranché en commentaire !

     

  • MonMaghreb The Band: Échos de l’Autre Rive – L’Encre de la Mémoire

    MonMaghreb The Band: Échos de l’Autre Rive – L’Encre de la Mémoire

    MonMaghreb

    L’Encre de la Mémoire

    C’est cette silhouette que vous croisez un soir de pluie à Paris, fredonnant une mélodie qui sent le jasmin et l’essence. C’est la voix d’un souvenir qui refuse de s’effacer, écrite avec une encre qui ne sèche jamais tout à fait.

    MonMaghreb n’est pas seulement un nom ; c’est une coordonnée sur une carte qui n’existe plus — un lieu que l’on ne trouve que dans le cœur de ceux qui portent deux maisons dans une seule poitrine.


    Enfants du Crépuscule et de l’Aube

    Naître de la diaspora, c’est hériter d’un royaume d’ombres et de lumières. C’est un vertige, fragile et magnifique. Vous êtes l’enfant du soleil nord-africain, et pourtant vous avez grandi sous le ciel gris acier des banlieues. Vos berceuses étaient un mélange de l’appel à la prière résonnant d’une cassette lointaine et du grondement du dernier métro.

    Cette musique raconte l’histoire de cette âme divisée. Elle n’est ni simplement « française » ni « nord-africaine » — c’est le son du trait d’union entre les deux. Elle parle de la Houma et du lourd silence de l’exil. Elle capture la fierté douce-amère d’une génération qui a dû construire sa propre identité à partir des fragments de la nostalgie de ses parents et du béton dur de sa réalité. C’est une lettre d’amour à la Méditerranée, envoyée depuis l’autre rive, demandant : « Me reconnais-tu encore ? »

    Quand Oran Rencontre Londres

    Le son de MonMaghreb est une collision d’époques. Il puise profondément dans la source du Raï — cette musique rebelle des années 80, le son de Cheb Hasni et des synthétiseurs pleurants qui parlaient d’amour interdit et de liberté. Mais cette tradition est filtrée à travers le prisme d’une modernité froide et électrique.

    Une pulsation distincte de Pop/Rock anglais court dans les veines de ces morceaux. Vous entendrez le fantôme de The Police dans les lignes de basse — cette fusion reggae-rock que Sting maîtrisait, ici réinventée pour porter les rythmes de la Casbah. C’est une alchimie unique : le rythme urgent et syncopé du rock anglais soutenant les envolées vocales émotionnelles du Maghreb. C’est Sting marchant dans les rues d’Oran ; c’est Khaled perdu dans le brouillard de Londres.


    Écouter & Soutenir

  • De Béjaïa à Jijel: Ce voyage qui nous rappelle pourquoi l’Algérie est un des pays le plus beau du monde.

    De Béjaïa à Jijel: Ce voyage qui nous rappelle pourquoi l’Algérie est un des pays le plus beau du monde.

    Le secret le mieux gardé de la Méditerranée

    On a tous vu ces vidéos sur YouTube ou Instagram. Des drones qui survolent la Californie, la fameuse “Highway 1”, avec ses falaises ocres et son océan agité. Les influenceurs nous vendent ça comme le summum du road-trip, le rêve absolu de liberté. Et si on vous disait qu’ils ont tort ?

    Si on vous disait qu’il existe une route, juste ici, chez nous, qui n’a rien à envier aux États-Unis ou à la côte Amalfitaine en Italie ? Une route où la montagne ne se contente pas de longer la mer, mais semble tomber amoureuse d’elle. Bienvenue sur la RN 43, la mythique Corniche Kabyle qui relie la perle Béjaïa à l’émeraude Jijel. En [Mode SEO], attachez vos ceintures, on vous emmène sur le bitume le plus spectaculaire d’Afrique du Nord.

    La RN 43 : Un chef-d’œuvre d’ingénierie et de nature

    Ce n’est pas juste une route, c’est une aventure. Longue d’environ 100 kilomètres, ce tracé est une prouesse. Taillée à même la roche, suspendue entre ciel et mer, la route serpente dangereusement (et magnifiquement) le long des côtes. D’un côté, vous avez les forêts denses de la Kabylie et de la région des Babors, verdoyantes, humides, presque tropicales. De l’autre, la Méditerranée dans ses nuances les plus indécentes de bleu et de turquoise.

    Contrairement à la Californie souvent aride, ici, le vert domine. C’est ce contraste saisissant – le vert profond des chênes-lièges et des pins qui touche le bleu cristallin de l’eau – qui rend ce paysage unique au monde. C’est l’Algérie dans toute sa splendeur sauvage.

    Étape 1 : Le départ mythique de Bougie (Béjaïa)

    Le voyage commence obligatoirement par un salut à Yemma Gouraya. Avant même de prendre la route vers l’Est, un arrêt au Cap Carbon s’impose. C’est l’un des phares les plus hauts du monde naturel. La vue depuis le Pic des Singes vous donne le vertige et le ton du voyage : ici, l’homme est tout petit face à la nature.

    En quittant la ville par l’Est, on traverse les stations balnéaires de Tichy et Aokas. C’est l’apéritif. La route est encore large, les plages sont longues et sablonneuses. Profitez-en pour manger une glace ou un poisson grillé, car bientôt, le décor va changer radicalement.

    Étape 2 : Melbou et le début du frisson

    Passé Souk El Tenine et Melbou, la route commence à grimper. C’est là que la magie opère. La route se rétrécit, les virages se serrent. On entre dans le vif du sujet. Sur votre gauche, la mer s’étend à l’infini. Sur votre droite, la paroi rocheuse vous domine.

    C’est dans cette zone que vous découvrirez des criques inaccessibles à pied, des petits coins de paradis que l’on ne peut admirer que depuis la voiture. C’est frustrant, mais c’est aussi ce qui préserve la beauté des lieux.

    Étape 3 : Ziama Mansouriah et les Grottes Merveilleuses

    C’est le point d’orgue du voyage. En arrivant vers la wilaya de Jijel, le paysage devient dramatique. Vous arrivez à Ziama Mansouriah. Ici, l’arrêt est obligatoire pour deux raisons :

    • Les Grottes Merveilleuses : Un monde souterrain découvert par hasard lors du creusement de la route. Stalactites et stalagmites forment des sculptures naturelles qui, avec un peu d’imagination, ressemblent à la Statue de la Liberté ou à la Tour de Pise. Il y fait frais, même en plein mois d’août.
    • L’Ilot de Ziama : Juste en face, un petit bout de terre posé sur l’eau, photogénique à souhait. C’est la carte postale parfaite.

    Le comité d’accueil : Les Singes Magots

    N’oubliez pas de fermer vos fenêtres si vous avez de la nourriture ! Cette région est le royaume du Macaque de Barbarie (Singe Magot). Ils sont partout sur le bord de la route, observant les touristes avec un air blasé, attendant une cacahuète ou un morceau de pain (bien que les nourrir soit déconseillé pour leur santé). C’est une attraction en soi qui ravit les enfants et terrifie un peu les conducteurs !

    Étape 4 : Les Aftis et la plage rouge

    Juste avant d’arriver vers Jijel, il y a des plages qui méritent qu’on s’y arrête, comme Les Aftis. Le sable y est plus grossier, parfois rougeâtre, et l’eau d’une clarté absolue. C’est souvent ici que les familles s’arrêtent pour le pique-nique. Car oui, le road-trip algérien ne se conçoit pas sans une glacière remplie de Hmiss, de pain maison et de boissons fraîches.

    Guide de survie : Ce qu’il faut savoir avant de partir

    Comparé à la Californie, il y a une différence majeure : la conduite. Soyons honnêtes entre nous, conduire sur la RN 43 demande des nerfs d’acier.

    • La circulation : En été, c’est l’enfer. Les embouteillages peuvent être monstrueux, surtout au niveau des tunnels ou des entrées de villes. Le meilleur moment ? Mai ou Septembre, tôt le matin (Fajr) ou en fin de journée pour le coucher du soleil.
    • Les virages : Si vous avez le mal des transports, préparez-vous. La route tourne sans cesse.
    • La prudence : Les dépassements dangereux sont monnaie courante. Roulez doucement. De toute façon, pourquoi se presser avec une vue pareille ?

    Pourquoi cette route est notre fierté

    Pourquoi s’obstiner à comparer cette route à la Californie ? Peut-être parce qu’on a besoin de valider la beauté de notre pays par des standards étrangers. Mais la vérité, c’est que la Corniche Kabyle n’a besoin d’aucune comparaison.

    Elle a une âme. Elle sent le pin d’Alep, l’iode et la grillade. Elle résonne du son de la musique Raï ou Kabyle qui s’échappe des voitures fenêtres ouvertes. Elle est vivante, chaotique, sublime et parfois dangereuse. Elle est à l’image de l’Algérie : intense et inoubliable.

    Conclusion : Prenez la route (mais doucement)

    Si vous n’avez jamais fait ce trajet, mettez-le tout en haut de votre liste pour le prochain été (ou mieux, le prochain printemps). Oubliez les billets d’avion pour l’autre bout du monde. La plus belle route du monde est là, juste sous nos roues, attendant qu’on prenne le temps de l’admirer.

    Et vous, quel est votre endroit préféré sur cette route ? Êtes-vous team “Pic des Singes” ou team “Grottes Merveilleuses” ? Partagez vos meilleurs souvenirs de la RN 43 en commentaire !

  • Rapatriement des Crânes des Résistants Algériens : Histoire d’un Retour Historique

    Rapatriement des Crânes des Résistants Algériens : Histoire d’un Retour Historique

    Le Retour des 24 Résistants Algériens : Un Tournant Historique dans la Guerre des Mémoires

    Le tarmac de l’aéroport international Houari Boumédiène n’avait jamais connu un silence aussi lourd de sens que celui de cet après-midi du 3 juillet 2020. Sous le soleil d’Alger, l’atterrissage du Hercules C-130 des forces aériennes algériennes ne marquait pas une simple arrivée protocolaire, mais la clôture d’une parenthèse douloureuse ouverte il y a plus d’un siècle et demi. À bord, les cercueils de 24 chefs de la résistance populaire, drapés de l’emblème national vert et blanc, touchaient enfin le sol de la terre qu’ils avaient défendue jusqu’au sacrifice ultime.

    Ce rapatriement, survenu à l’avant-veille du 58e anniversaire de l’Indépendance, revêt une charge symbolique puissante. Il met fin à 170 ans d’exil post-mortem pour ces héros – dont les célèbres Cheikh Bouziane et Cherif Boubaghla – dont les restes furent longtemps conservés, et pour certains exposés, dans les réserves du Musée de l’Homme à Paris. Ce jour-là, l’Algérie ne célébrait pas seulement une fête nationale ; elle retrouvait une part manquante de son âme, brisant le déni colonial qui avait transformé ces combattants de la liberté en trophées de guerre.

    Une victoire symbolique sur l’oubli colonial

    Au-delà de l’émotion palpable et des honneurs militaires rendus, cet événement constitue une étape majeure dans ce que les historiens nomment la « guerre des mémoires ». Ce geste, fruit de longues tractations diplomatiques, ne se limite pas à une restitution physique ; il s’agit d’une reconnaissance implicite de la violence de la conquête coloniale. En arrachant ces figures historiques à l’anonymat des boîtes d’archives parisiennes pour leur offrir une sépulture digne au Carré des Martyrs, l’Algérie et la France ont entamé, ce 3 juillet 2020, un dialogue mémoriel complexe mais nécessaire, tentant de pansement sur des blessures encore vives.

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  • L’épopée de Baba Merzoug : Le géant de bronze d’Alger devenu trophée français.

    L’épopée de Baba Merzoug : Le géant de bronze d’Alger devenu trophée français.


    “L’histoire de la prise d’Alger en 1830 est marquée par la saisie d’un objet légendaire : le canon Baba Merzoug. Ce géant de bronze, surnommé La Consulaire par les Français, est un trophée de guerre massif de 12 tonnes qui témoigne encore aujourd’hui de la puissance de l’artillerie ottomane.”

    Le Géant de Bronze : L’Épopée de Baba Merzoug, de la Casbah de l’Alger aux Quais de Brest

    L’histoire de la Méditerranée est pavée de conquêtes, de légendes et d’objets symboliques qui traversent les siècles. Parmi eux, un colosse de bronze de 12 tonnes et de 7 mètres de long occupe une place singulière. Connu sous le nom de Baba Merzoug par les Algérois et rebaptisé La Consulaire par les Français, ce canon n’est pas qu’une simple pièce d’artillerie : c’est un témoin muet de la chute d’un empire et de la naissance d’une ère coloniale.

    En 1830, lors de la prise d’Alger, ce monument de puissance est devenu le trophée de guerre le plus emblématique de la France. Retour sur une saisie historique qui continue, aujourd’hui encore, de faire vibrer la mémoire des deux côtés de la mer.

    I. Un Chef-d’œuvre de l’Ingénierie Ottomane

    Avant de devenir un enjeu diplomatique, Baba Merzoug était l’ultime rempart de la “Blanche Alger”. Fondu en 1542 par un maître fondeur vénitien sur ordre du Beylerbey d’Alger, ce canon était une merveille technologique pour son époque.

    Une Puissance de Feu Inégalée

    Avec sa portée exceptionnelle pour le XVIe siècle, il protégeait l’entrée du port d’Alger contre les flottes européennes. Sa simple présence sur la jetée dissuadait les amiraux les plus téméraires. Pendant près de trois siècles, il a symbolisé l’invulnérabilité de la ville, alors plaque tournante de la puissance ottomane en Afrique du Nord.

    Le Mythe de “La Consulaire”

    Le nom français du canon, “La Consulaire”, trouve son origine dans un épisode sanglant de 1683. Lors d’un bombardement de la ville par l’amiral Duquesne, les Algérois, en guise de représailles, auraient placé le consul de France, Jean Le Vacher, dans la bouche du canon pour le projeter vers la flotte française. Ce récit, oscillant entre fait historique et propagande de guerre, a conféré au bronze une aura de terreur et de fascination pour les marins français.


    II. 1830 : La Chute d’Alger et la Capture du Géant

    Le destin du canon bascule le 5 juillet 1830. Après des semaines de siège et une avancée fulgurante des troupes françaises débarquées à Sidi-Ferruch, Alger capitule.

    L’Entrée des Troupes de Charles X

    Lorsque les forces françaises pénètrent dans la ville, elles sont éblouies par les richesses du Palais du Dey, mais ce sont les fortifications maritimes qui frappent l’imaginaire des officiers. Parmi les centaines de pièces d’artillerie, une seule attire tous les regards : le géant de 7 mètres.

    La décision est prise immédiatement par le haut commandement : ce canon ne restera pas à Alger. Il doit être transporté en France comme une preuve tangible de la victoire totale de la monarchie sur la “Barbarie”. Le démontage et le transport de cette masse de 12 tonnes vers les navires de transport furent un défi logistique immense pour l’époque, nécessitant des treuils spéciaux et une main-d’œuvre considérable.

    III. Les Figures Clés de l’Événement

    La capture de Baba Merzoug est indissociable des hommes qui ont orchestré ce tournant historique.

    1. Hussein Dey : Le Dernier Maître d’Alger

    C’est lui qui, d’un coup d’éventail donné au consul français Pierre Deval, a fourni le prétexte à l’invasion. Malgré sa résistance initiale, il est contraint de signer la capitulation. Il quitte Alger en laissant derrière lui ses trésors et ses canons, dont le précieux protecteur du port.

    2. Le Maréchal de Bourmont : Le Conquérant

    Commandant en chef de l’expédition de 1830, de Bourmont voit en Alger une chance de redorer le blason du roi Charles X. Pour lui, ramener Baba Merzoug à Paris est un acte politique majeur destiné à prouver la grandeur de la France.

    3. L’Amiral Duperré : Le Maître de la Mer

    Chef de la flotte française, il a coordonné le blocus maritime et le transport des trophées. C’est sous sa supervision que le canon a franchi la Méditerranée pour atteindre les côtes françaises, marquant la fin de la domination navale algéroise.

    4. Charles X : Le Roi derrière l’Expédition

    Bien qu’il n’ait jamais mis les pieds à Alger, l’invasion était son projet ultime pour sauver sa couronne. Ironie de l’histoire : alors que le canon arrivait en France, Charles X était renversé par la Révolution de Juillet (les Trois Glorieuses). Le trophée de guerre du roi servira finalement à la gloire de son successeur, Louis-Philippe.


    IV. De la Jetée d’Alger au Port de Brest : Un Exil de Bronze

    Une fois arrivé en France, le canon ne fut pas fondu pour son métal, signe de l’immense respect qu’il inspirait. En 1833, il est érigé verticalement dans l’arsenal de Brest, sur un socle de granit.

    Un Monument à la Marine Française

    Transformé en colonne de victoire, le canon a été surmonté d’un coq gaulois (ajouté plus tard) écrasant un croissant fertile. Pendant près de deux siècles, il est devenu un point de repère pour les marins brestois, perdant peu à peu son nom d’origine pour devenir officiellement “La Consulaire”.

    V. Un Débat Mémoriel Toujours Vivant

    Aujourd’hui, Baba Merzoug n’est plus un instrument de guerre, mais un enjeu de mémoire. Depuis l’indépendance de l’Algérie en 1962, des voix s’élèvent régulièrement pour demander le retour du canon à Alger.

    Un Symbole de Restitutions Culturelles

    Pour de nombreux historiens et citoyens algériens, le canon est une pièce centrale du patrimoine national, dont la place est sur la jetée d’Alger, face à la mer qu’il a protégée pendant des siècles. En France, le canon reste classé comme monument historique, témoignant de l’histoire maritime du pays.

    Cette colonne de bronze continue de nous interroger sur la manière dont nous traitons les objets d’art et d’histoire saisis lors des conflits passés.


    Conclusion

    Qu’on l’appelle Baba Merzoug ou La Consulaire, ce géant de 12 tonnes demeure l’un des objets les plus fascinants de l’histoire franco-algérienne. Il incarne à lui seul la fin d’un monde et le début d’un autre, nous rappelant que derrière chaque objet se cachent des destins d’hommes, des empires déchus et des récits qui ne demandent qu’à être racontés.


    Ya Baba Merzoug, ya s’hab el k’lam Gardien de la mer,

    men bekri l’youm Sept mètres de bronze,

    f’le b’har l’ghariq Sept mètres de bronze,

    emportés f’triq Pris en trente,

    loin de la Casbah Mais ton âme appelle, mazalna hna.

    Ayema, ayema, r’fedi rassek l’youm Wlad el bled raho l’dar,

    khlass el ghoum Vingt-quatre étoiles f’sma t’lali Raho l’dar,

    ya dzaïr el ghalia.

    Vingt-quatre guerriers, sabrine f’ghorba M’ghalqin f’stouïch,

    b’îd ala el kedba Aujourd’hui le vent porte leurs prénoms

    Aujourd’hui la terre chante leurs chansons Plus de tristesse,

    r’tahou l’moujahidine Fi trab el djeddad,

    m’henniyine. Cherif… ya l’ghali Sheikh…

    Allah yarahmou Mohamed… Moussa… Aissa… Belkacem… Mokhtar… Ahmed… Mustafa… Salah… “Raho l’dar…”

    Ayema, ayema, r’fedi rassek l’youm

    Wlad el bled raho l’dar, khlass el ghoum Vingt-quatre étoiles f’sma t’lali Raho l’dar, ya dzaïr el ghalia.

    Le bronze attend son retour… Mais les fils sont là. “T’henna, ya dzaïr…” “T’henna…”