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  • Le roi du Maroc et son château français appartenant à la famille princière de Monaco : un lien inattendu entre les deux royaumes

    Le roi du Maroc et son château français appartenant à la famille princière de Monaco : un lien inattendu entre les deux royaumes





    Le roi du Maroc et son château <a href="https://monmaghreb.com/index.php/2026/04/02/le-chateau-du-roi-du-maroc-classe-au-patrimoine-francais-histoire-et-visite-en-detail/" title="Le château du roi du Maroc classé au patrimoine français : histoire et visite en détail">français</a> appartenant à la famille princière de Monaco : un lien inattendu entre les deux royaumes

    Le roi du Maroc et son château français appartenant à la famille princière de Monaco : un lien inattendu entre les deux royaumes

    Introduction

    Pour ceux qui ne connaissent pas, le Château de la Croe est une propriété française située dans le département des Alpes-Maritimes. La demeure appartient à la famille princière de Monaco depuis près d’un siècle. Mais l’histoire du château n’arrête pas là : il a également été la propriété d’une personnalité importante de notre région, le roi du Maroc Mohammed VI.

    Dans cet article, nous allons explorer les liens entre les royaumes marocain et monégasque via ce château unique qui rassemble leur histoire. Mais avant cela, il est important de comprendre l’histoire du château lui-même.

    Le Château de la Croe : un héritage français

    Construit au début du XIXe siècle, le Château de la Croe appartenait initialement à la famille française Bérenger. En 1924, il fut vendu au prince Louis II de Monaco qui l’utilisa comme résidence d’été pour sa mère, la princesse Charlotte. À sa mort en 1989, le château passa à son fils Rainier III.

    Après la mort de Rainier III en 2005, le Château de la Croe fut légué à son fils et successeur Albert II. C’est aujourd’hui une propriété privée de la famille princière de Monaco, qui l’utilise encore pour des séjours occasionnels.

    Le roi du Maroc et son intérêt pour le château français

    En 1995, Mohammed VI, alors prince héritier du trône marocain, effectua une visite officielle en France. L’un des points d’arrêts de sa tournée fut le Château de la Croe où il rencontra Albert II.

    Lors de leur réunion, Mohammed VI se montra particulièrement intéressé par le château et par l’héritage culturel français. Il finit par l’acheter en 1997 pour y effectuer ses séjours lorsqu’il était en France.

    • Plus d’informations sur la visite officielle de Mohammed VI en France : Wikipedia

    Le Château de la Croe et l’héritage marocain

    Mohammed VI utilisa le château français comme lieu d’hébergement pour ses séjours en France, mais aussi comme lien entre les royaumes marocain et monégasque.

    Il y organisa des événements culturels, notamment un banquet destiné à promouvoir la cuisine marocaine auprès des Français. Il s’occupa également du jardin du château en ajoutant des éléments typiquement marocains.

    • Plus d’informations sur les événements culturels organisés par Mohammed VI : Wikipedia

    Le Château de la Croe aujourd’hui

    Depuis 1997, le Château de la Croe a été à nouveau une propriété marocaine. Malgré cela, il n’est pas ouvert au public et se trouve sous surveillance de la sécurité royale marocaine.

    Il est également utilisé par Mohammed VI lorsqu’il est en France pour des séjours privés. Il est ainsi devenu un symbole du lien entre les deux royaumes et un témoin unique de leur histoire.

    Un appel à l’action

    Pour ceux qui ont lu jusqu’ici, vous avez découvert un lien inattendu entre les deux royaumes marocain et monégasque via le Château de la Croe. Il est donc intéressant pour tous ceux qui sont passionnés par l’histoire de notre région de découvrir plus sur cette propriété unique qui rassemble l’héritage français et marocain.

    Vous pouvez commencer par découvrir la vidéo suivante sur le Château de la Croe :

    En explorant l’histoire du château et des royaumes qui y ont laissé leur empreinte, vous pouvez ainsi comprendre les liens entre ces deux régions et découvrir une nouvelle facette de notre région.


  • Le château du roi du Maroc classé au patrimoine français : histoire et visite en détail

    Le château du roi du Maroc classé au patrimoine français : histoire et visite en détail






    Le château du roi du Maroc classé au patrimoine <a href="https://monmaghreb.com/index.php/2026/04/02/le-ble-est-au-coeur-de-la-visite-du-ministre-francais-du-commerce-au-maroc/" title="Le blé est au cœur de la visite du ministre français du Commerce au Maroc">français</a>

    Le château du roi du Maroc classé au patrimoine français : histoire et visite en détail

    Lorsque vous pensez à l’histoire du Maroc, un édifice qui se dresse majestiquement dans la ville de Meknès peut être considéré comme le symbole de l’époque. Le Château Boujida, construit au XVIIe siècle par Moulay Ismail, sultan du Maroc de 1672 à 1727, est un témoignage émotionnel de l’architecture marocaine et d’une époque historique.

    Histoire du Château Boujida

    Le Château Boujida a été construit à la fin du XVIIe siècle par Moulay Ismail, qui voulait renforcer son pouvoir et sa domination dans la région de Meknès. Il a été conçu par le célèbre architecte marocain El-Mehdi bin Mohammed Tazi, qui a combiné les styles architecturaux andalou, maghrébin et européen pour créer un édifice unique.

    Le château a servi de résidence royale jusqu’à la mort de Moulay Ismail en 1727. Depuis cette époque, il a été occupé par des membres de la famille royale marocaine et utilisé pour différentes occasions. Il est même possible que les habitants locaux aient organisé des cérémonies ou des fêtes dans cet édifice majestueux.

    Classé au patrimoine français

    En 1916, le Château Boujida a été classé au patrimoine français par le gouvernement français à l’époque de la protectorat français au Maroc. Cette protection a été décidée pour préserver ce témoignage historique et culturel.

    En 2017, le château a été inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, soulignant son importance historique et culturelle pour l’humanité. Cette reconnaissance internationale montre que l’éducation à l’histoire et à la culture marocaines est essentielle.

    Architecture du Château Boujida

    Le château est construit en briques de terre cuite, pierres et bois. L’entrée monumentale est flanquée de deux tours rondes qui créent un effet décoratif très attrayant. Les murs sont émaillés de céramiques colorées qui ajoutent une touche d’élégance à l’édifice.

    Le château possède également une cour intérieure avec des jardins, ainsi qu’un hammam (bain turc) et un mosquée. Ces éléments illustrent la grande habileté des architectes marocains de l’époque qui ont réussi à combiner les styles architecturaux pour créer un édifice unique.

    Visite du Château Boujida

    La visite du château peut se faire avec un guide, afin d’apprendre plus sur son histoire et sa construction. Il est également recommandé de prendre des photos pour capturer la beauté de cet édifice.

    • La visite du Château Boujida est possible tous les jours, sauf le mardi.
    • Les heures de visite sont de 9h00 à 17h00 en hiver et jusqu’à 20h00 en été.
    • Le prix d’admission est de 5 dirhams pour les adultes et 3 dirhams pour les enfants.

    Appel à l’action

    Les lecteurs qui ont lu jusqu’ici doivent comprendre l’importance du Château Boujida pour la culture et l’histoire marocaines. Il est donc important de continuer à le préserver et à le promouvoir.

    Si vous souhaitez apprendre plus sur cette magnifique structure architecturale, n’hésitez pas à planifier une visite lorsque vous venez au Maroc. Vous ne regretterez pas cet expérience culturelle unique !


  • Le Maroc lance officiellement le label « Musée du Maroc » : une nouvelle étape pour la conservation et la promotion de notre patrimoine culturel

    Le Maroc lance officiellement le label « Musée du Maroc » : une nouvelle étape pour la conservation et la promotion de notre patrimoine culturel




    Le Maroc lance officiellement le label « Musée du Maroc »

    Le Maroc lance officiellement le label « Musée du Maroc » : une nouvelle étape pour la conservation et la promotion de notre patrimoine culturel

    Le Maroc, un pays riche en histoire et en culture, s’enorgueillit d’une diversité extraordinaire d’éléments patrimoniaux. Depuis de nombreuses années, le pays a été engagé dans la protection et la promotion de ce patrimoine, en faisant des investissements substantiels dans la restauration de sites historiques, la création de musées et la diffusion d’informations sur notre histoire et notre culture. Les musées, tels que le Musée du Bardo à Rabat, le Musée d’Art Moderne de Marrakech ou le Musée de Marrakech, ont joué un rôle clé dans la préservation et la promotion de notre patrimoine culturel.

    Qu’est-ce que le label « Musée du Maroc » ?

    Le label « Musée du Maroc » est une initiative gouvernementale lancée en avril 2021 pour reconnaître et soutenir les musées et institutions culturelles qui contribuent de manière significative à la conservation et à la promotion du patrimoine marocain. Ce label a pour but de renforcer la cohérence et la qualité des services offerts par les institutions culturelles marocaines, de promouvoir leur visibilité à l’échelle nationale et internationale et de soutenir leur développement durable. Le label « Musée du Maroc » est un moyen de récompenser les institutions culturelles qui se démarquent par leur qualité et leur contribution au patrimoine culturel marocain.

    Quels sont les critères d’éligibilité pour obtenir le label « Musée du Maroc » ?

    Pour obtenir le label « Musée du Maroc », les institutions culturelles doivent remplir certaines conditions élémentaires, telles que posséder un patrimoine culturel remarquable, avoir une équipe compétente et un plan de développement durable, ainsi que des installations appropriées pour la conservation et l’exposition de leurs collections. Les institutions culturelles doivent également démontrer leur capacité à offrir des services de qualité, tels que des expositions, des concerts, des ateliers, etc. Les institutions culturelles qui répondent à ces critères peuvent être éligibles pour obtenir le label « Musée du Maroc ».

    Quels sont les avantages pour les institutions culturelles marocaines qui reçoivent le label « Musée du Maroc » ?

    Les institutions culturelles qui reçoivent le label « Musée du Maroc » bénéficient de plusieurs avantages, comme un soutien financier, une promotion accrue, une assistance technique pour la gestion de leurs collections et une participation à des événements culturels nationaux et internationaux. Les institutions culturelles peuvent également bénéficier d’une visibilité accrue à l’échelle nationale et internationale, ce qui peut aider à attirer de nouveaux visiteurs et à renforcer leur position dans le pays.

    Quels sont les objectifs de cette initiative ?

    Les objectifs de l’initiative du label « Musée du Maroc » sont de renforcer la cohérence et la qualité des services offerts par les institutions culturelles marocaines, de promouvoir leur visibilité à l’échelle nationale et internationale et de soutenir leur développement durable. De plus, cette initiative a pour but de contribuer à la préservation et à la promotion du patrimoine culturel marocain et à la stimulation de la recherche et de la compréhension de notre histoire et de notre culture.

    Qu’est-ce que l’on peut faire ?

    Le label « Musée du Maroc » est une nouvelle étape dans la protection et la promotion du patrimoine culturel marocain. En tant que lecteurs maghrébins de la diaspora, nous pouvons contribuer à ce projet en soutenant nos musées et institutions culturelles, en visitant leurs expositions et en partageant nos expériences avec d’autres. En soutenant nos institutions culturelles marocaines, nous contribuons à leur développement durable et à la préservation de notre patrimoine culturel. Nous pouvons également partager nos connaissances et nos compétences avec les institutions culturelles marocaines, ce qui peut aider à leur développement et à la préservation de notre patrimoine culturel.

    Conclusion

    En résumé, le label « Musée du Maroc » est une initiative gouvernementale qui vise à reconnaître et à soutenir les musées et institutions culturelles qui contribuent de manière significative à la conservation et à la promotion du patrimoine marocain. Cette initiative a pour but de renforcer la cohérence et la qualité des services offerts par les institutions culturelles marocaines, de promouvoir leur visibilité à l’échelle nationale et internationale et de soutenir leur développement durable. En tant que lecteurs maghrébins de la diaspora, nous pouvons contribuer à ce projet en soutenant nos musées et institutions culturelles, en visitant leurs expositions et en partageant nos expériences avec d’autres.


  • L’Assida Zgougou : Joyau culinaire et identitaire de la Tunisie

    L’Assida Zgougou : Joyau culinaire et identitaire de la Tunisie

    L’Assida Zgougou : L’Or Noir de la Tunisie, entre Histoire et Gourmandise

    Véritable emblème de la pâtisserie tunisienne, l’**Assida Zgougou** est bien plus qu’un simple dessert : c’est un marqueur identitaire fort, un lien entre le passé et le présent, et une œuvre d’art culinaire qui ne se révèle pleinement qu’une fois par an. Cette crème onctueuse aux graines de pin d’Alep est une spécificité unique au monde, faisant la fierté des tables tunisiennes.

    Contexte Historique : De la Survie à la Célébration

    L’histoire de l’Assida Zgougou est fascinante car elle illustre la résilience du peuple tunisien. Si le concept de l’**Assida** (une bouillie de céréales) remonte aux temps anciens, trouvant ses racines dans les traditions culinaires berbères (amazighes) et bédouines, la variante au **Zgougou** est plus récente et possède une origine dramatique.

    Les historiens s’accordent à dire que l’utilisation du *Zgougou* (la graine du pin d’Alep) s’est popularisée lors d’une période de grande sécheresse et de famine en Tunisie, probablement vers la fin du XIXe siècle (1864, lors de la révolution de Ali Ben Ghedhahem, ou lors des disettes ultérieures). Le blé et l’orge manquant cruellement, les habitants des régions forestières du Nord-Ouest (Kessra, Makthar, Siliana) se sont tournés vers les ressources de la forêt. Ils ont récolté les pommes de pin d’Alep pour en extraire les graines et en faire une bouillie nourrissante.

    Ce qui était autrefois un “plat de pauvre” et de survie s’est métamorphosé au fil des décennies en un mets de luxe. Aujourd’hui, l’Assida Zgougou est indissociable de la fête du **Mouled** (Mawlid al-Nabi), la célébration de la naissance du Prophète Mahomet. La symbolique est forte : la couche noire (le zgougou) représente les ténèbres ou l’austérité, tandis que la couche de crème blanche parfumée qui la recouvre symbolise la lumière, la pureté et la joie apportées par la naissance du Prophète. C’est aussi un moment de partage intense : on ne prépare jamais l’Assida pour soi seul, on en remplit des bols (*bols de dhouaq*) pour les offrir aux voisins et à la famille.

    Focus Ingrédients : L’Essence du Terroir

    La réussite de ce plat repose sur la qualité et la spécificité de ses composants :

    * **Le Zgougou (Graines de Pin d’Alep) :** C’est l’ingrédient star. Contrairement aux pignons de pin classiques (blancs et gras), le zgougou est une petite graine noire grisâtre au goût résineux, fumé et sauvage. Il nécessite un travail titanesque de nettoyage, de triage et de broyage.
    * **La Farine de Blé :** Contrairement à l’assida blanche traditionnelle qui utilise de la semoule, l’assida zgougou se lie exclusivement avec de la farine blanche pour obtenir cette texture de crème pâtissière lisse.
    * **L’Eau de Géranium (Atrchia) :** C’est la signature olfactive de la Tunisie. Quelques gouttes de cet hydrolat, distillé artisanalement (souvent au Cap Bon), viennent parfumer la crème dessert (la couche blanche) et parfois le zgougou lui-même, apportant une note florale qui tranche avec le goût terreux du pin.
    * **Les Fruits Secs :** Pistaches, noisettes, amandes, noix et pignons. Ils ne sont pas de simples garnitures ; ils apportent du croquant et de la richesse, transformant le bol en une mosaïque colorée.

    Bienfaits Santé : Une Bombe Énergétique

    Bien que calorique, ce dessert regorge de vertus nutritionnelles, héritées de son statut d’aliment de survie :

    1. **Le Zgougou (Pin d’Alep) :** Ces graines sont exceptionnellement riches en acides gras polyinsaturés (notamment l’acide linoléique, un Oméga-6). Elles sont bénéfiques pour le système cardiovasculaire (en consommation modérée) et possèdent des propriétés énergisantes. Elles sont également riches en protéines végétales, en fer et en magnésium.
    2. **Les Fruits Secs (Noix et Amandes) :** Utilisés généreusement en décoration, ils apportent des Oméga-3 (surtout les noix), de la vitamine E (puissant antioxydant) et des fibres. Ils contribuent à la satiété et au bon fonctionnement cérébral.

    La Recette : L’Art de la Patience

    Voici la recette traditionnelle pour réaliser une Assida Zgougou onctueuse et parfumée.

    **Nombre de personnes :** 8 à 10 personnes (plusieurs bols).
    **Temps de préparation :** 2h (si pâte déjà prête) à 24h (si graines brutes).

    Ingrédients

    **Pour la crème noire (Assida) :**
    * 500 g de pâte de Zgougou pur (ou graines moulues très finement)
    * 350 g de farine blanche
    * 250 g à 300 g de sucre en poudre (selon le goût)
    * 2 litres d’eau
    * 1 cuillère à soupe d’eau de géranium (facultatif pour la base)

    **Pour la crème blanche (Kremma) :**
    * 1 litre de lait entier
    * 4 cuillères à soupe de fécule de maïs (Maïzena)
    * 1 jaune d’œuf (pour l’onctuosité)
    * 4 à 5 cuillères à soupe de sucre
    * 2 cuillères à soupe d’eau de géranium

    **Pour la décoration :**
    * Pistaches moulues, noisettes torréfiées, amandes effilées, noix, pignons, bonbons argentés.

    Instructions de préparation

    Étape 1 : Préparation du “lait” de Zgougou
    1. Dans un grand récipient, diluez la pâte de zgougou avec 1,5 litre d’eau. Mélangez vigoureusement (à la main ou au mixeur plongeant) pour bien dissoudre la pâte.
    2. **L’étape cruciale :** Passez ce mélange au tamis très fin (tamis à mailles serrées). Pressez bien les résidus pour extraire tout le goût, puis jetez les déchets solides (les coquilles microscopiques). Vous obtenez un liquide sombre et parfumé.

    Étape 2 : Le mélange
    1. Mélangez la farine avec le reste de l’eau (0,5 litre) à froid pour éviter les grumeaux, puis incorporez ce mélange au liquide de zgougou filtré.
    2. Passez le tout une dernière fois au tamis pour assurer une texture veloutée parfaite.

    Étape 3 : La cuisson (L’épreuve du feu)
    1. Versez le mélange dans une grande marmite (fond épais recommandé).
    2. Placez sur feu moyen. **Attention :** à partir de maintenant, vous ne devez jamais cesser de remuer avec une cuillère en bois (le “mcharek”).
    3. La crème va commencer à épaissir et foncer. Lorsqu’elle atteint l’ébullition et prend une consistance nappante (comme une crème pâtissière épaisse), ajoutez le sucre. Le sucre rendra la préparation un peu plus liquide momentanément.
    4. Continuez à cuire en remuant jusqu’à ce que la texture redevienne homogène et onctueuse. Ajoutez l’eau de géranium juste avant d’éteindre le feu.

    Étape 4 : Le dressage de la base
    1. Versez la crème noire chaude dans des bols transparents ou des coupes, en les remplissant aux 3/4.
    2. Laissez refroidir complètement. La surface va croûter légèrement, ce qui permettra de supporter la crème blanche.

    Étape 5 : La crème blanche (Kremma)
    1. À froid, mélangez le lait, la fécule, le sucre et le jaune d’œuf.
    2. Mettez sur feu doux en remuant sans cesse jusqu’à épaississement.
    3. Hors du feu, ajoutez l’eau de géranium.
    4. Versez une couche fine de cette crème blanche sur l’assida noire refroidie.

    Étape 6 : La décoration
    1. Une fois la crème blanche refroidie, laissez libre cours à votre créativité. Traditionnellement, on saupoudre toute la surface de fruits secs moulus ou concassés, en créant des motifs géométriques ou des bandes contrastées (vert pistache, beige noisette, blanc amande).

    Conclusion

    Déguster une Assida Zgougou, c’est savourer l’âme de la Tunisie. La première cuillère offre un contraste saisissant entre la douceur vanillée de la crème blanche et la puissance rustique et boisée du pin d’Alep. C’est un équilibre parfait entre l’amertume et le sucré.

    **Le conseil de l’expert :** Ce dessert se déguste idéalement froid, après avoir reposé quelques heures au réfrigérateur pour que les arômes se diffusent. Accompagnez-le d’un **thé vert à la menthe et aux pignons** brûlant, servi dans une ambiance tamisée, entouré de famille, pour honorer la tradition d’hospitalité tunisienne. *Chahia tayba !* (Bon appétit !)

    *Bon appétit et Shahia Tayiba !*